Youpi, c’est le printemps entre Tarn et Hérault !

Les beaux jours semblent être enfin de retour. Ce n’est pas trop tôt !

Le temps est donc idéal pour une bonne virée en famille, entre routes et chemins, sur le Plateau des Lacs. Tandis que nous passons près du pont médiéval à la sortie de La Salvetat-sur-Agoût, j’évoque, je ne sais pourquoi, la vierge noire qui réside dans la jolie petite chapelle de Cavall, logée au centre du cimetière. Je suis en train de dire qu’elle est la protectrice des lieux, lorsque ma fille me coupe :
 » C’est quoi une vierge ?  »
 » C ‘est une personne, ma chérie. Elle est la mère de Jésus-Christ…  »
Bien que respectant toutes les croyances, j’aborde la question sur son aspect religieux, non pas que je sois un clérical convaincu, mais parce que je n’ai absolument pas envie de m’embarquer dans l’épineuse réponse que j’aurais à fournir si je me référais à l’autre signification, laquelle d’ailleurs était plutôt le sens de la question…

Plus loin, tandis que nous progressons à travers champs, c’est une scène fugace qui ne manque pas d’attirer l’attention de la même curieuse.
 » Elle font quoi les deux vaches ?  »
Bon, soyons clairs, c’est bel et bien le printemps et les animaux le savent. Deux vaches semblent vouloir se grimper dessus mais, à un détail près, plus précisément une paire de détails de belle taille, je note que l’une d’entre elles est en fait un beau taureau viril et musclé.
 » Il fait beau, elles sont contentes, alors elles s’amusent…  »
 » A quoi ?  »
 » 
Elles jouent à la bagarre…  »
Oui, j’en conviens, j’ai encore opté pour la fuite. Cela fait beaucoup sourire mon épouse. Mon fils, afin d’enfoncer le clou, si je puis m’exprimer ainsi, y va de son propos, bien loin d’être innocent :
 » 
En tout cas, il y en a une qui a un gros zizi…  »
Son sourire idiot me laisse penser qu’avec le mot « zizi », on ne s’en sort pas trop mal, cela aurait pu être pire…

Ma fille allait saisir l’occasion pour revenir à la charge mais en approchant de l’orée du bois, c’est un mignon petit écureuil, rapide et furtif, qui me sauve la mise.
 » 
Regardez ! Regardez ! s’exclame toute émoustillée ma chère petite tête blonde.  » Vous l’avez-vu ?  »
Je confirme que nous l’avons bel et bien aperçu, le mot est  plus juste.
 » 
Il était comment, alors ?  »
La confiance règne à ce que je vois. D’ordinaire c’est plutôt elle qui laisse croire qu’elle a vu la biche, alors qu’elle regarde du mauvais côté de la route…
Me voilà donc obligé de décrire le petit animal à la queue en panache et aux oreilles pointues. Ma gamine semble satisfaite.  J’aurais pourtant pu tricher car en fait, j’en avais déjà vu avant des écureuils… Je m’en sors d’autant mieux que la scène pastorale embarrassante précédente est mise de côté.

La promenade se poursuit. C’est un vrai moment de bonheur, réel et profond. La nature bourdonne, bourgeonne, rayonne. Les prairies se parent de multiples petites fleurs colorées. L’eau ruisselle de partout. Le débit des rus et rivières est enrichi de la fonte des dernières neiges.
Nous sommes ensemble, joyeux et détendus. J’aimerais trouver le bouton « pause » sur la télécommande de la vie pour faire durer un pareil instant.
Petit conseil à tous ceux qui ont pleinement envie de profiter des journées printanières qui s’annoncent : n’hésitez pas à venir flâner à travers les collines du massif du Haut-Languedoc, la nature dans toute sa splendeur vous y attend.

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